
Collectif d’urgence est une association, loi 1901,constituée d’un ensemble d’associations dont le but est l’insertion sociale et professionnelle des personnes en situation d’exclusion. Plusieurs activités, support d’insertion, sont développées, notamment une production en maraîchage (fruits et légumes) pour approvisionner une épicerie Sociale d’une part, et répondre à une clientèle locale de particuliers et de professionnels, d’autre part. La structure a obtenu une certification biologique depuis novembre 2015.
Démarrage : Janvier 2003
Lieu de réalisation : Alençon
Le Jardin de l’Espoir est situé en périphérie de la ville d’Alençon (Orne – 61, France) et se présente sous la forme d’un chantier d’insertion depuis 2003.
L’objectif principal du Collectif d’Urgence est l’insertion professionnelle des personnes rencontrant des difficultés d’accès à l’emploi. L’embauche des salariés se fait au travers de contrats aidés d’une durée déterminée de 6 mois renouvelable. Cela permet aux salariés de reprendre un rythme de travail et de s’insérer par la suite dans un parcours professionnel.
Trois activités complémentaires d’un point de vue technique et économique y sont développées :
– Le maraîchage : production de légumes, fruits et quelques fleurs sur un terrain d’un hectare et demi (7 500 m2 à la création et 2 ha depuis début 2014). Cette production approvisionne d’une part l’Épicerie Sociale de l’association et répond d’autre part à la demande d’une clientèle de particuliers (paniers) et de professionnels (restauration commerciale et collective, épicerie…). La production est naturelle : sans engrais et sans pesticide. La production de saison est effective toute l’année grâce à une serre chauffante alimentée par une pompe à chaleur. Pour accéder à cette production, une adhésion de 5 euros est nécessaire. Les commandes sont sous forme de paniers préparés et livrés par les salariés en insertion.
– Le ramassage de déchets verts : cette collecte est effectuée auprès des habitants de la Communauté Urbaine d’Alençon. D’avril à octobre, le ramassage est réalisé une fois par semaine et sur la période de novembre à mars, une fois par mois. Le service comprend l’achat et la collecte de sacs biodégradables préalablement achetés au bureau de l’association. Cette dernière permet de réaliser du compost ou du paillage réutilisé pour les activités (maraîchage, prestations de services).
– Les prestations de services : intervention autour du nettoyage de voiries, de mobiliers urbains, d’abords d’immeubles, d’entretien d’espaces verts (Tonte de pelouse, taille de haies…) répondant à la demande des collectivités, de bailleurs sociaux, d’entreprises et d’établissements publics, par le biais du marché de l’insertion.
– Une personne Conseillère en Insertion Professionnelle, salariée de l’association accompagne les salariés en insertion et un suivi régulier est mis en place tout au long du contrat de travail. Des objectifs sociaux et/ou professionnels sont fixés avec les salariés dans le but de devenir autonome dans leurs démarches et d’aller vers l’emploi.
Les activités des Jardins de l’Espoir emploient en moyenne 40 personnes sous la responsabilité d’encadrants techniques (y compris saisonniers), dont 25 en moyenne en rotation sur l’activité maraîchère.
– 1/4 de la production maraîchère va à l’épicerie Sociale où les produits sont accessibles à 10% de leur tarif normal et qui compte quelque 1800 bénéficiaires par an ;
– En 2013, plus d’une centaine de clients étaient adhérents à la vente de légumes (et quasiment le même nombre de clients déchets verts).
– Les 3 activités représentent près de 30 % du chiffre d’affaire de l’association.
– Le Collectif d’Urgence recrute et salarie jusqu’à 60 personnes en Contrat à Durée Déterminée d’Insertion (CDDI). L’accompagnement individuel des salariés permet de lever les freins à l’insertion professionnelle. Il permet également de travailler le projet professionnel et l’accès à l’emploi.
Cette initiative souligne une combinaison pertinente entre l’activité économique de production alimentaire en périphérie urbaine et l’aspect social grâce à l’insertion par le travail. L’activité au grand air et la satisfaction de voir la production pousser/évoluer et appréciée des clients, favorise la motivation des personnes en réinsertion et leur essor vers la reprise d’activité. Les produits cultivés, sans produits chimiques sont de qualité, et répondent à un besoin local non comblé.
– Collectif d’Urgence met en place un réseau d’entreprises locales afin de mettre en place des périodes de stage ;
– L’activité en insertion s’effectue en partenariat avec les organismes prescripteurs est mis en place (Mission Locale, Pôle Emploi, Cap Emploi, Conseil Départemental, CCAS…).
– Surface d’exploitation limitée ;
– Besoin d’encadrants qualifiés à la fois en maraîchage et en encadrement spécialisé.
– Une surface d’exploitation plus grande obtenue ;
– De nouvelles fonctionnalités.
– Des commandes en ligne seront possibles grâce à la création d’un site internet en 2016-2017.
– Développement durable (production non traitée), vente en circuit-court, production locale ;
– Partenariat local et économique avec de nombreux acteurs (collectivités, entreprises, associations…) ;
– Financements spécifiques (dans le cadre de l’insertion) mais autonomie financière partielle grâce au travail effectué (à hauteur de 30% en 2013).
– http://www.orne-hebdo.fr/2015/10/01/avec-le-collectif-durgence-ils-ont-repris-confiance/
– http://www.alencon.maville.com/actu/actudet_-Au-jardin-le-collectif-d-urgence-cultive-l-espoir-_-689081_actu.Htm
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**