
Le Domaine des Hautes Glaces (DGH) produit du whisky et de l’alcool blanc biologique et local. La chaîne de production est entièrement réalisée au cœur des Alpes françaises, afin de mettre des savoir-faire locaux séculaires au service d’un produit traditionnellement importé par la France.
Démarrage : 2009
Lieu de réalisation : Saint-Jean-d’Hérans
Origine et spécificités du financement : Aides de la Région, de l’Europe, et de banques (Nef, Crédit Coopératif), partenaires et fonds propres
DHG (Domaine des Hautes Glaces)
Saint-Jean-d’Hérans – 38710Col Accacias
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Amateur de whisky et ingénieur agronome, Frédéric Révol s’intéresse au processus de production de ce spiritueux. Il réalise alors que bien qu’il n’y ait pas de tradition de whisky en France, il existe néanmoins des savoir-faire séculaires locaux pour chaque étape du processus de production. Il décide de les rassembler pour créer en 2009 son entreprise, Domaine des Hautes Glaces (DGH).
– Réunir des savoir-faire locaux pour créer une filière de production de whisky 100% française
– Respect de l’environnement
– Production de single malt, whisky et d’alcool blanc (Woska) en agriculture biologique
– Rotations longues des prairies afin de préserver la terre
– Production locale de céréales en montagne
– Accueil du public depuis 2013
– Utilisation en partie d’énergies renouvelables pour le processus de production
En termes de production :
– 15 hectares d’orge et de seigle cultivés en bio, avec une rotation sur 60 ha
– 50 tonnes d’orge et de seigle et 15.000 litres d’alcool produits par an, ce qui correspond à 25.000 bouteilles
En termes d’intégration dans le territoire :
– Participation au renforcement de la filière des brasseurs locaux en leur fournissant du malt
– Dynamisation du territoire à travers l’accueil du public qui commence à mener vers de l’écotourisme
DHG est l’une des rares distilleries qui cultive et malte ses céréales en agriculture biologique (certifiée) et dont toute la chaîne de production se situe sur le territoire. Elle utilise également principalement des énergies renouvelables.
Agriculteurs locaux, entreprises spécialisée, et chaudronniers
Financement : les banques classiques refusent de financer le projet
– Les soutiens de la part de la Région et de l’Europe (38 % de l’investissement initial) ont rassuré les banques.
– Financement de la Nef, banque solidaire, en accord avec leur volonté de soutenir des micro-filières et le développement territorial en région de montagnes.
Il y a beaucoup d’améliorations possibles car le whisky est un produit qui offre un large champ d’évolutions, comme par exemple redévelopper des variétés anciennes.
– La réussite tient à l’identité du projet en lui-même : la commercialisation d’un produit très connu soutenu par un projet durable :
>> la démarche locale s’oppose aux dynamiques de délocalisations à l’étranger de la société mondialisée
>> le concept économique consiste à produire un produit sur le long terme, avec des retours sur investissements lents, ce qui s’oppose à la rapidité exigée dans le système financier actuel.
>> le respect de l’environnement et la création d’un whisky de qualité
– Travail en groupe et partenariats
– Certains appareils de production sont repensés et adaptés à la taille de l’exploitation
– Des pellets sont utilisés comme source d’énergie renouvelable
Recherche sur les processus de production :
– Production : question de l’impact des variétés et des matières premières sur la qualité du produit
– Pesticides et herbicides : est-ce qu’ils s’agglomèrent lors de la distillation ?
Recherche sur la notion de terroir :
– Cette notion est très répandue dans le domaine du vin, mais peu pour les autres produits. Dans notre société mondialisée, les savoir-faire voyagent et bougent plus vite que les Hommes, ce qui ouvre de nouveaux champs des possibles en termes de terroir.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**