
L’association Creamos a crée une coopérative agricole centrée sur l’apiculture, l’élevage porcin et la culture de plantes médicinales dans les communautés Quechua du département de Cochabamba, Bolivie, en 2016.
Démarrage : Janvier 2016
Lieu de réalisation : Cochabamba, Bolivie
ASSOCIATION CREAMOS
Cochabamba – 2500Urbanización Sidums – Amancayas
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L’association CREAMOS basée dans la municipalité de Sacaba à Cochabamba (Bolivie) lutte depuis 15 ans contre la mortalité infantile dans le pays grâce à plusieurs programmes. Le premier est le foyer d’accueil pour enfants jusqu’à 6 ans issus des communautés rurales vulnérables, et le deuxième, un programme de parrainage d’enfants également considérés comme vulnérables dans les communautés indigènes quechuas des campagnes de Sapanani, Kuluyu et Laraty. Les conditions géographiques et de travail font que, très souvent, les grossesses sont perçues comme une mauvaise nouvelle. Ainsi les actions de l’association se concentrent sur la protection de ces enfants, elles visent à améliorer leur lieu de vie, leur alimentation, leur santé, et leur éducation. L’association a également initié un programme de coopérative agricole dans ces mêmes communautés.
Les objectifs principaux du projet sont:
– l’amélioration de la condition agro-alimentaire et sociale des populations rurales Quechua des campagnes de Sapanani, Larati et Khuluyu
– la continuité et le renforcement du processus de réduction de la mortalité infantile
– la prévention de la malnutrition infantile et de l’exode rural
Parmi les objectifs spécifiques:
– la réalisation des centres socio-coopératifs dans les communautés des campagnes indigènes de la municipalité de Sacaba
– la construction d’un centre permettant la commercialisation de ce qui aura été produit.
– formations à la culture de plantes médicinales, à l’apiculture, à l’élevage porcin, à l’agriculture durable et aux techniques qui remplacent les produits agro-chimiques, destinées principalement aux membres des familles (surtout femmes et enfants) des communautés bénéficiaires
– récupération de la médecine traditionnelle
– prévention et traitement des dénutritions dont une grande partie des enfants de ces communautés sont victimes.
– identifier et former des promoteurs agricoles
– améliorer les ruches déjà existantes en introduisant la Reine Italienne.
– Le projet développera un instrument de récolte de données grâce à une enquête qui évaluera les points les plus importants visés. Les réunions se tiennent périodiquement avec l’expert, le responsable général, le coordinateur et les représentants de chaque entité actrice.
– Au total 40 familles sont parrainées au cours de la première étape du projet et 50 enfants sont accueillis en moyenne par an dans le foyer, ensemble, ils représentent les bénéficiaires directs du projet.
– Parmi les bénéficiaires indirects, les cent-vingt familles qui doivent être touchées à la fin du projet et l’ensemble des 4586 habitants des communautés de Larati, Khuluyu et Sapanani
Le projet développe une forme de culture peu présente dans la région, ce qui en fait son originalité. Le fait que les populations cibles soit des communautés originaires quechua en fait également un projet original car la volonté est de stopper l’exode rural de ces populations et de conserver les traditions ancestrales. C’est un projet qui mêle traditions ancestrales et innovation, le tout dans le respect de l’environnement. Toutes les techniques qui seront utilisées seront entièrement écologiques et respectueuses de l’environnement.
Pour réaliser le projet l’association CREAMOS met en place un étroit partenariat avec les communautés cibles, de même qu’avec des associations européennes (italiennes et françaises, en particulier Lifetime Projects).
– Pénurie d’eau que subit la région.
– Langue parlée par les communautés cibles: en effet certaines parlent uniquement Quechua, or la langue officielle en Bolivie est l’espagnol.
– Un puits va être construit pour limiter les difficultés liées à l’eau.
– Pour le problème de la langue, l’association fait appel à des acteurs locaux qui connaissent bien la culture et la langue Quechua.
– A l’avenir, il serait intéressant de mettre en place un partenariat stratégique avec une entreprise spécialisée dans la distribution d’eau.
– De plus, la mise en place de classes d’espagnol pour les communautés serait intéressante, de façon à ce que celles-ci puissent agir plus efficacement à travers le projet.
– Les facteurs de réussite du projet sont premièrement la proximité géographique des différents acteurs du projet et les antécédents de l’association. Sa présence longue et efficace depuis quinze ans la rendent en effet plus à même de mener à bien un tel projet. De plus, l’appel à des spécialistes en agronomie et sociologie est primordial et rend le projet plus faisable et durable.
– Pour généraliser ou transposer un tel programme, il faut à tout prix connaitre le terrain et les acteurs et faire appel à des spécialistes tout en respectant les us et coutumes de la population locale.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**