Café Malinga: un café bio et équitable pour favoriser le développement économique et social des petits producteurs péruviens
Démarrage : 2008
Lieu de réalisation : Levallois
Budget : 8000
Origine et spécificités du financement : Crédit
D’origine péruvienne, je suis fille de petits producteurs de café. J’avais le projet de créer une société pour l’importation du café en France et établir un lien direct entre le producteur et le consommateur. C’est ainsi que Café La Minga a vu le jour le 4 avril 2008. Le Café La Minga est bio et équitable, et cherche à favoriser un développement économique et social durable pour les petits producteurs du Pérou.
Faire un lien direct entre le producteur et le consommateur, en donnant priorité aux petits producteurs dont le terrain d’exploitation ne dépasse pas trois hectares et qui produisent du café en total harmonie et respect de l’environnement.
En novembre 2007, ayant le projet de créer Café La Minga en tête, je suis partie au Pérou pour rencontrer les producteurs, et c’est ainsi que j’ai été invitée par la coopérative Coopchebi à participer à la « première rencontre de producteurs de café écologique et solidaire » organisée par la CACE. Depuis, le site internet a été créé, et différentes sortes de café peuvent être achetés en ligne et dans plusieurs points de vente.
Nos actions sociales ne sont pas uniquement auprès des producteurs, mais aussi auprès de ceux qui en ont le plus besoin. Ainsi, depuis 2011, nous distribuons des denrées alimentaires dans des villages producteurs de café.
Café La Minga a été créé en avril 2008. En 2009, nous étions présents pour la première fois à la Foire de Paris avec un stand de café, et notre café a rencontré un grand succès, ce qui a permis de pérenniser notre présence à la foire. Depuis 2009, Café La Minga est également présent dans les salons bio.
En septembre 2014, nous avons signé un contrat de distribution de café avec le réseau Naturalia, ce qui va nous permettre d’augmenter notre volume de vente.
Minga est un mot indigène qui désigne le travail collectif. La Minga est également l’appellation donnée aux femmes qui travaillent dans les champs lors de la cueillette. Le nom du café a en effet été donné en l’honneur de ces femmes qui travaillent dans les champs pour subvenir à leurs besoins et aider leur mari pour l’éducation de leurs enfants.
Nos principaux partenaires sont les petits producteurs qui se sont engagés à continuer la production du café bio. Puis, nos points de vente et quelques restaurants qui nous font confiance en nous passant commande. Pour augmenter notre chiffre d’affaires, nous avons signé un contrat de distribution avec des machines Jura de fabrication suisse.
Difficultés financières pour lancer le projet
La banque m’a cédé un premier prêt pour lancer mon activité, puis un deuxième, un an après, pour la développer davantage. Ce dernier fut accompagné d’un prêt d’honneur de la part de l’association Hauts de Seine Initiative.
Développer encore davantage notre présence dans les salons bios et autres pour rencontrer des nouveaux clients. Nous avons aussi le projet d’ouvrir un café pour la vente directe des produits proposés par La Minga (café, mais aussi du sucre non-raffiné et du quinoa).
La production du café est pour l’instant assurée par ma mère sur des petites parcelles réparties dans la forêt amazonienne. Pour répondre à la demande suscitée par le nouveau partenariat avec Naturalia, je suis sur le point d’acheter un nouveau terrain caféier. La production sera toujours bio et en respect de l’environnement et de l’homme.
Lorsque la production du café sera augmentée, j’ai aussi le projet d’augmenter le salaire des Mingas, celles qui travaillent dans les champs. Aujourd’hui, leur salaire ne dépasse par les 20 soles par jour, soit l’équivalent de 5€.
La présence aux foires et salons est un facteur d’accroche de clients. Les démarches auprès des points de vente et des magasins furent également fructueuses. La création du site internet a aussi été importante.
Le fait d’être péruvienne et par conséquent, ma bonne connaissance du pays et des gens sur place, a aidé pour établir des relations avec les producteurs péruviens.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**