Le Marché bio des productions des femmes rurales défavorisées est une initiative de l’organisme Asurif algérien. À travers la vente de production biologique des productrices algériennes, le projet, démarré en 2012, aide à promouvoir l’autonomisation financière des femmes rurales, à renforcer leur estime d’elles et à créer une dynamique de libération de la femme.
Démarrage : 2012
Lieu de réalisation : Ath wa3ban (village en Algérie)
Asurif
Algérie –N/C
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Le projet est parti d’une discussion avec les femmes algériennes travaillant dans le milieu rural et souhaitant plus de visibilité mais également des bénéfices liés à leur travail. Le programme vise à faire prendre conscience aux femmes rurales défavorisées la valeur de leur travail ainsi que la qualité de leur production. Face à l’absence de cadre où les femmes peuvent s’exprimer et agir, Asurif a été créée comme un outil nécessaire pour conscientiser et sensibiliser la société sur la question du genre.
– Renforcer l’autonomie financière des femmes
– Valoriser le travail des femmes,
– Renforcer leur estime d’elles-mêmes et leur confiance en elles,
– Amener les femmes à réfléchir sur leur statut et contribuer à une dynamique de libération de la femme.
Asurif organise un marché bio chaque saison réunissant des productrices (femmes rurales défavorisées) de la région. Les participantes s’inscrivent à l’avance avec la liste des produits à vendre. Avant chaque marché, Asurif est en contact avec les femmes et les oriente sur ce qu’elles doivent faire ; le suivi est individuel. Concernant les ressources humaines pour le projet, en plus des membres de l’association, il y a également les membres du comité, les membres du village ainsi que des bénévoles (jeunes filles et hommes du village).
– La dynamique de production, la reprise du travail de la terre, le gain d’argent pour les productrice et l’autonomie écologique de certaines femmes font partie des résultats du projet.
– Ce projet a permis d’aider une trentaine de femmes productrices qui sont heureuses de ce qu’elles ont accompli.
– Au début du programme seules les femmes jeunes de milieu social défavorisé s’intéressaient au projet, aujourd’hui tous les milieux s’y intéressent
– Le projet aide non seulement des femmes défavorisées mais ces participantes aident également à l’économie du village (commerce, café) ; le projet touche ainsi tout le village.
Tout d’abord, les produits vendus sont locaux et spécifiques au village. Concernant l’organisation, c’est un marché saisonnier avec des stands de vente, de la dégustation de produits, des jeux pour enfants et de la restauration avec des plats du terroir. Le marché se compose également d’un stand spécifique sur la valeur des produits bio proposé.
Ce type de marché bio non seulement permet de rencontrer des gens de toute une région mais c’est surtout une des premières activités de ce type dans toute la région.
Le projet est en partenariat avec le comité du village, les associations du village ainsi que l’assemblée populaire communale (Mairie).
– En plus du manque de financement, Asurif souffre du manque de formation dans la gestion et l’offre de formations à proposer aux femmes productrices. Asurif a également des difficultés concernant l’organisation des femmes productrices, puisque ces dernières n’ont pas l’habitude de travailler de façon organisée.
– Asurif n’étant pas agrée par l’Etat, Asurif se doit d’être aidé par des associations.
– Par ailleurs, Asurif éprouve des difficultés à effectuer un suivi des bénéficiaires, ces dernières étant pour la majorité illettrées.
Le fait de travailler sans agrément n’aide pas, donc Asurif trouve des solutions grâces aux autres organismes. Asurif a pu développer son activité en ajoutant a chaque fois une activité qui va dans le sens d’enrichir cet événement du marché bio (nouveau stand, production bio).
Un bailleur de fond permettrait de travailler avec plus de sérénité, être plus présent et efficace.
Asurif aimerait développer des partenariats avec des fonds pouvant financer leurs actions et les former sur la médiatisation et la gestion de ce genre d’activités.
Le marché bio est une assise populaire qui permet un empowerment des femmes et concerne toutes les couches sociales du village.
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Pour citer un texte publié par RESOLIS:
Petit Monique, « Atelier 44, un atelier de menuiserie où l’esprit et le geste ne font qu’un », **Journal RESOLIS**