Logo Pain perdu

Pain perdu : les jeunes contre le gaspillage du pain

Résumé : Un groupe d’étudiants en art appliqué crée en 2016 l’association « pain perdu », afin d’agir contre le gaspillage du pain au niveau local avec d'autres citoyens. Le pain est revalorisé sous forme de pain perdu lors des événements et des tables rondes qu'ils organisent. Lors de ces rencontres les sujets dans le domaine de l'économie sociale et solidaire et du développement durable sont abordés avec tous les participants.

Partager cette fiche

Programme

  • Démarrage : 2016
  • Lieu de réalisation : Paris
  • Budget : N/C
  • Origine et spécificités du financement : Mairie de Paris (500 euros) et auto financement

Organisme(s)

Site Internet

Localisation

Comité de lecture

  • Date de lecture de la fiche :  14/02/2017
Appréciation(s) du comité : Source d’inspiration !
Solution(s) : Agriculture et alimentation Coordination des actions
Pays :  France, Île-de-France
Envergure du programme :  Locale
Opérateur(s) :  Association, ONG
  • Bénéficiaires :  Universel
  • Domaine(s) :  Participation citoyenne, Alimentation

Fiche collectée dans le cadre du programme RESOLIS « Alimentation responsable et durable » (2016)

Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0 ( http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/ )
Pour citer un texte publié par RESOLIS : Victoire Hanneli , « Pain perdu : les jeunes contre le gaspillage du pain », **Journal RESOLIS** (2017)

Origines et contexte du programme

Jeune et motivée, Hanneli, étudiante en BTS de design graphique, est passionnée par le développement durable et l’événementiel. Elle a toujours eu envie de monter une structure pour l’organisation de différents événements qui réuniraient les publics variés. L’idée lui est venue quand elle a vu, chez ses parents, la quantité de pain qui allait être jetée. Elle a pensé donc à un projet qui permettrait de revaloriser le pain dur.

Objectifs du programme

- Construire un projet durable engagé contre le gaspillage alimentaire.
- Réunir les personnes venues d’horizons différents, les faire échanger sur les thématiques et pratiques en lien avec l’économie sociale et solidaire et le développement durable et tout cela dans une ambiance positive et conviviale.
- Sensibiliser le plus grand nombre aux problématiques environnementales.
- L’objectif des événements organisés par le « Pain perdu » est de montrer, au public intéressé par le développement durable, que les solutions existent et de leur présenter les acteurs qui développent ce type de projet. Ces événements réunissent soit les acteurs déjà impliqués dans le développement durable soit ceux qui sont intéressés mais ne sont pas encore engagés. C’est une démarche positive et les événements sont gratuits et ouverts à tout le monde.

Actions mises en oeuvre

- Cantine mobile : intervient en tant que traiteur sur des évènements comme le marché de street food (« Food market »), ou sur des événements privés (d'autres associations par exemple) pour servir du pain perdu sucré/salé et autres produits fabriqués à partir de denrées récupérées.
- Les interventions aux événements permettent de financer le deuxième type d’action qui est l’organisation de tables rondes sur une des trois thématiques choisies : mieux manger, mieux produire et mieux s’éduquer. La table ronde est organisée tous les deux mois et traite une problématique liée à une de ces trois thématiques.
Les sujets abordés jusque maintenant : gaspillage alimentaire, retour du fait maison (thème : mieux manger), mode responsable (thème : mieux produire) et harcèlement de rue (thème : mieux s’éduquer).
- Le pain perdu est fabriqué à partir du pain dur, de fécule de maïs pour remplacer les œufs ce qui permet à l’association de suivre les règles d’hygiène.

résultats et impacts, quantitatifs et qualitatifs, des actions mises en oeuvre

- Les actions organisées ont permis de sauver une quarantaine de kilos de pain
- 4 événements ont eu lieu et ont réuni environ cent personnes en tout
- L’association « Pain perdu » collabore avec deux boulangeries
- Les bénévoles de « Pain perdu » demandent aux participants de ramener du pain dur de chez eux pour le revaloriser lors de l’événement (ceux qui en ramènent bénéficie d’une réduction à l’achat du pain perdu).
- Participation à de gros événements comme « Food market » a amené les bénévoles de « Pain perdu » à acheter du matériel professionnel comme par exemple les bacs gastronomiques.
- Ce type d’événement permet à « Pain perdu » de se faire connaitre. Le public découvre le concept et l’apprécie, certains reviennent après parce que l’idée leur plait et qu’ils souhaitent la soutenir. Cela est très valorisant pour les bénévoles qui mènent le projet et les retours positifs les motivent pour continuer plus loin dans l’aventure de « Pain perdu ».
- Les thématiques abordées sont différentes ce qui attire les publics différents. C’est ce que Hanneli et les bénévoles de « Pain perdu » cherchent à réunir par ce concept. Les rencontres de nouvelles personnes sont alors très enrichissantes.

Originalité du programme

L’association est créée et menée par une équipe de jeunes étudiants qui sont tous bénévoles.

Partenariat(s) développé(s) dans le cadre du programme

- 2 boulangeries du quartier qui donnent le pain à leur fermeture.
- La start up « Confiture Rebelle » donne quelques pots de confiture (confitures à la base des fruits/légumes invendus) pour accompagner le pain perdu servi par la cantine mobile.
- Local au sein de la Maison des initiatives étudiantes : espace pour stocker le matériel, pour les réunions, etc.

Retour d’expérience

Difficultés et/ou obstacles rencontrés durant la mise en oeuvre du programme :

- Il a été facile de monter l’association, réunir l’équipe autour du concept qui leur parle à tous. En revanche la difficulté principale était de récolter des fonds. Par exemple, grâce à la participation à des événements un peu plus grands, « Pain perdu » a dû se fournir en matériel plus professionnel (bacs gastronomiques) ce qui est assez cher pour une structure associative portée uniquement par des bénévoles.
- La logistique est également une des difficultés, car aucun membre de l’équipe ne dispose de voiture, donc le matériel est transporté en métro dans plein de sacs, ce qui n’est pas pratique.
- De plus le travail de préparation des événements demande du temps pour faire de la veille sur le sujet en question, chercher les acteurs engagés dans le domaine, les contacter etc.

Solutions adoptées pour répondre aux difficultés et/ou obstacles :

Le « Pain perdu » en étant une association étudiante est éligible à la subvention « quartier libre » de la Mairie de Paris. L’obtention de cette subvention (500euros) a permis à l’équipe de faire ses premiers pas.

Améliorations futures possibles :

Créer une vraie cantine mobile avec tout ce qu’il faut pour cuisiner sur place. Toujours dans le cas de l’association, structure autonome une fois sur place et mobile.

Présentation des facteurs de réussite et conseils pour une généralisation ou transposition du programme :

- La confiance accordée par les gérantes de la boutique Klin d’oeil, qui ont accepté de prêter leur local gratuitement pour le premier événement de l'association, tout en conseillant Hanneli avec bienveillance, qui a été déterminante.
- L’aide et la confiance accordées par la Mairie de Paris ont permis de démarrer le projet sereinement
- Les nombreuses ressources trouvées sur internet ont également étaient utiles pour construire et consolider le projet petit à petit.
- Pour proposer ce type de projet ailleurs, il faudrait prendre en compte la partie événementiel du projet afin de pouvoir proposer le produit (le pain perdu) au plus grand nombre. Il faut également bien réfléchir au côté logistique, et bien développer le réseau de partenaires, notamment avec les boulangeries, pour se faire connaître et progresser.

Partager cette fiche
Télécharger la fiche