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Les 3 Chouettes: des pickles de légumes bio cultivés et cuisinés en circuit-court

Résumé : Les 3 Chouettes est une start-up familiale existant depuis 2016 qui promeut une alternative aux condiments les plus utilisés comme les cornichons provenant des pays lointains. Les 3 Chouettes proposent des pickles de légumes locaux et biologiques cultivés et cuisinés en circuit-court, pour mettre plus d’originalité dans nos assiettes. De plus, c’est un moyen d’encourager les producteurs locaux en leur proposant une juste rémunération.

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Programme

  • Démarrage : 2016
  • Lieu de réalisation : Paris
  • Budget : 30000 €
  • Origine et spécificités du financement : Subvention de la Région et le chiffre d’affaire

Organisme(s)

Site Internet

Localisation

Comité de lecture

  • Date de lecture de la fiche :  26/01/2017
Appréciation(s) du comité : A généraliser !
Solution(s) : Agriculture et alimentation Développement territorial Environnement
Pays :  France, Île-de-France
Envergure du programme :  Nationale
Opérateur(s) :  Entreprise
  • Bénéficiaires :  Universel, Agriculteurs
  • Domaine(s) :  Environnement, Économie, Alimentation, Agriculture

Fiche collectée dans le cadre du programme RESOLIS « Alimentation responsable et durable » (2016)

Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0 ( http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/ )
Pour citer un texte publié par RESOLIS : Germain Elodie , « Les 3 Chouettes: des pickles de légumes bio cultivés et cuisinés en circuit-court », **Journal RESOLIS** (2017)

Origines et contexte du programme

Élodie et Delphine estiment que chaque personne peut être porteuse de changement. De leur côté, elles ont décidé de se reconvertir dans l’agroalimentaire pour promouvoir l’agriculture locale et biologique ainsi que la juste rémunération des producteurs.
C'est ainsi qu'elles ont créé Les 3 Chouettes. Leur objectif ? Donner « du peps dans l’assiette » en proposant des pickles à base de légumes bio et locaux, là où le marché français est aujourd'hui dominé par les cornichons venant d'Inde (pour le coût de main d'oeuvre bon marché et une météo propice à sa culture)
Elles ont voulu mettre en avant qu'avec des légumes qui poussent près de chez nous, une alternative au cornichon est possible. Chou fleur-curcuma, carotte-gingembre, radis-menthe, courgette-curry... Leurs pickles sont le nouveau condiment français.

Objectifs du programme

- Proposer une alternative plus saine et plus respectueuse de l’environnement pour les apéritifs : réduire la facture énergétique des condiments qu’on mange habituellement (cornichons venus d’Inde ou d’ailleurs).
- Encourager les agriculteurs agissant pour la préservation de l’environnement.
- Favoriser la production de légumes et la transformation de proximité.
- Favoriser le juste prix pour les agriculteurs locaux (car la majorité des industries agroalimentaires délocalise la production dans des pays lointains).

Actions mises en oeuvre

- Dépôt de statut d’entreprise en avril 2016, puis en juillet fabrication des premiers pickles.
- Définition et précision du projet de leur entreprise : la production des cornichons n’est pas rentable pour les agriculteurs locaux, donc elles se décident pour une transformation de légumes qui seront valorisés sous forme de pickles (carotte, betterave, chou-fleur, oignon, etc. marinés dans le vinaigre doux avec des différentes aromates).
- Contrats avec trois agriculteurs ; travail avec un groupement d’agriculteurs en bio d’Ile-de-France et avec la « Ruche qui dit oui ».
- Partenariats noués avec d’abord épiceries fines et magasins de produits biologiques.
- Delphine et Elodie, n’ayant pas de formation en agroalimentaire, sont accompagnées par Adrianor, un centre technique qui accompagne les jeunes entreprises dans ce domaine.
- Contrat avec Atelier Andes, un chantier d’insertion pour transformer leur matière première.
- Participation au concours organisé par la Région : Servia (innovation alimentaire régionale).

résultats et impacts, quantitatifs et qualitatifs, des actions mises en oeuvre

- Succès auprès de la région pour l’obtention de financement.
- Présence et confiance des agriculteurs.
- Les commerces sont réceptifs, ont envie de découvrir les produits originaux.
- Leur premier point de vente obtenu est la Grande Épicerie de Paris.

Originalité du programme

Les pickles à base de légumes locaux et biologiques permettent de redécouvrir les condiments et les apéritifs, ces produits apportent du « peps » dans les plats et de l'originalité.

Partenariat(s) développé(s) dans le cadre du programme

La région Ile-de-France a soutenu financièrement la moitié du projet ;
Adrianor, une structure d'accompagnement en agroalimentaire ;
Une agence de graphisme ;
Des Épiceries fines dont la Grande Épicerie de Paris;
Des agriculteurs conventionnés dont des agriculteurs de La Ruche qui dit Oui ;
L'Atelier de production Andes;
Soutien de « Generation Food »,
Les 3 Chouettes fait également partie de Synabio ce qui leur permet de défendre collectivement le bio et leur donne un vaste réseau d’acteurs de produits bio.

Retour d’expérience

Difficultés et/ou obstacles rencontrés durant la mise en oeuvre du programme :

- Sécuriser l’approvisionnement en produits bio, donc ce n'est pas toujours simple pour assurer les quantités demandées.
- Logistique intermédiaire avec des grossistes normalement mais avec ce projet, elle est réalise avec les agriculteurs ce qui peut parfois ne pas être évident.
- Trouver un atelier équipé pour transformer les légumes bio et un autre atelier situé à Orléans.
- Petit effectif avec les deux salariées qui sont sur tous les fronts.
- L’État n’encourage pas assez l’installation d'agriculteurs travaillant en biologique.

Solutions adoptées pour répondre aux difficultés et/ou obstacles :

- Travail avec les groupements d’agriculteurs pour assurer les quantités, mais cela reste difficile à gérer. Recherche de trois producteurs pour un atelier de production, pour éviter le manque de denrées.
- Renforcement temporaire de l’équipe : embauche de deux stagiaires, un en communication et l’autre issu d’une formation plutôt technique en agroalimentaire.

Améliorations futures possibles :

- Trouver une solution durable pour sécuriser l’approvisionnement.
- Travailler sur la communication autour de la start-up.
- Essaimer le projet dans d'autres régions en France.

Présentation des facteurs de réussite et conseils pour une généralisation ou transposition du programme :

- Ce type de pickles de légumes de saison n’existait pas donc il s'agit d'une nouveauté qui véhicule les valeurs du « local » et du « biologique ».
- Complémentarité d’Élodie plutôt expérimentée en communication et de Delphine pour la commercialisation. De plus, en étant de la même famille, elles ont eu le soutien des membres de leur famille partageant les mêmes valeurs.

Idée de sujet(s) de recherche fondamentale ou appliquée, utile(s) pour le présent programme :

Comment mettre en place les ateliers de transformation des produits locaux et biologiques? Selon l’expérience de Delphine et d'Élodie, c’est un élément qui manque dans l’organisation actuelle des acteurs de l’agroalimentaire. Les ateliers de transformation de produits biologiques pourraient générer des emplois. Au-delà, il y a quelque chose d’utile pour la société à inventer autour de cette idée.

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