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Le projet M2SA, des formations universitaires pour lutter contre le VIH

Résumé : L’Université Cheikh Anta Diop, en partenariat avec les universités d’Aix Marseille et de Ouagadougou, a mis en place en 2010 une formation universitaire sur le VIH / Sida, et plus particulièrement sur les aspects socio-anthropologiques de la maladie, bien souvent négligés dans le combat contre cette maladie.

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Programme

  • Démarrage : De 2010 à 2012
  • Lieu de réalisation : Dakar et Ouagadougou
  • Budget : N/C
  • Origine et spécificités du financement : gence Universitaire de la Francophonie et IRD

Organisme(s)

  • Université Cheikh Anta Diop
  • BP 5005
  • Dakar, Fann
  • Salariés : N/C
  • Bénévoles : N/C
Site Internet

Localisation

Comité de lecture

  • Date de lecture de la fiche :  20/10/2014
Appréciation(s) du comité : Source d’inspiration !
Solution(s) : Education Santé
Pays :  Sénégal
Envergure du programme :  Internationale
Opérateur(s) :  Académique, Institut de recherche
  • Bénéficiaires :  Elèves, étudiants
  • Domaine(s) :  Santé, Éducation, Formation

Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0 ( http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/ )
Pour citer un texte publié par RESOLIS : Bila Blandine , « Le projet M2SA, des formations universitaires pour lutter contre le VIH », **Journal RESOLIS** (2014)

Origines et contexte du programme

L’épidémie VIH/Sida reste aujourd’hui l’un des plus grands défis sanitaires du continent africain. Outre les compétences dans le domaine médical, ce fléau doit aussi être étudié dans sa dimension sociale et culturelle pour être mieux compris et ainsi combattu plus efficacement. Pourtant, de nos jours, très peu de formations universitaires existent dans ce domaine en Afrique. Les besoins en formation sont importants, spécialement en Afrique de l’Ouest et du centre.

Objectifs du programme

Permettre une formation de formateurs par un module pédagogique interuniversitaire en ligne, incluant un syllabus couvrant les thèmes prioritaires, des supports et des notes de cours (diaporamas, textes), des listes bibliographiques et des articles, permettant de former les étudiants en socio anthropologie ou des professions de santé sur ces thématiques.

Actions mises en oeuvre

Le projet reposait sur 5 étapes, amenant à la création d’un module de 13 cours :
- Définition du syllabus, des options pédagogiques et techniques
- Initiation des participants aux outils du e-learning
- Elaboration des supports et leur mise à la disposition des participants sur la plateforme
- Phase de critique et de relecture (amélioration/adaptation) des supports en ligne par les participants
- Validation par le comité scientifique

résultats et impacts, quantitatifs et qualitatifs, des actions mises en oeuvre

- Meilleure compréhension et diffusion des aspects socio-anthropologiques de la maladie
- Meilleure prise en main des outils informatiques par les enseignants chercheurs
- Illustration des possibilités institutionnelles et techniques dans le domaine du e-learning dans les universités et dans la recherche en Afrique
- Illustration des avantages de modules en ligne en termes d’accessibilité (cours et documents) et de qualité (contenus validés par un collectif d’enseignants et de chercheurs spécialistes du sujet).

Originalité du programme

Dans de nombreuses universités africaines, le combat contre le VIH/Sida se focalise beaucoup sur l’aspect sanitaire et néglige encore trop l’aspect social, culturel et la diffusion de l’enseignement et des résultats de la recherche. Le projet présenté ici est original dans le sens où il prend en compte ces aspects, particulièrement l’initiation et la vulgarisation du e-learning comme moyen puissant de diffusion de l’enseignement et des résultats de la recherche sur le VIH sida.

Partenariat(s) développé(s) dans le cadre du programme

Université de Ouagadougou, Université Paul Cézanne d’Aix Marseille, UPCAM, IRD, CReCSS (Centre de Recherche Cultures, Santé, Société)

Retour d’expérience

Difficultés et/ou obstacles rencontrés durant la mise en oeuvre du programme :

-Problèmes liés à la plateforme en ligne : Accès limité à l’électricité et à internet (à Dakar comme à Ouagadougou), qui a ralenti le processus. Problème de manipulation de l’outil par les enseignants (l’informatique comme outil pédagogique nécessite des prérequis qui n’étaient pas toujours acquis)
-Le processus d’élaboration collective des cours a eu peu de succès dû au manque de disponibilité des enseignants et à la disparité des connaissances informatiques.

Solutions adoptées pour répondre aux difficultés et/ou obstacles :

Formation plus poussée des enseignants à l’outil informatique, voire cours particuliers intensifs pour les plus en retard ; mais cela n’a été possible qu’au cas par cas et de manière limitée.

Améliorations futures possibles :

- Formation plus consistante des enseignants au e-learning
- Meilleur accès à l’internet dans les universités
- Prévoir des ressources pédagogiques hors connexion internet (édition d’un manuel).
- Disponibilité d’un enseignant permanent en informatique (hotline).

Présentation des facteurs de réussite et conseils pour une généralisation ou transposition du programme :

- Disponibilité d’une connexion internet haut débit ;
- Disponibilité, motivation, et maîtrise suffisante de l’outil informatique par les enseignants-chercheurs ;
- Sensibilisation des enseignants-chercheurs et des étudiants sur les avantages du e-learning (gain de temps face aux mouvements sociaux, résolution du problème de surcharge des amphithéâtres, possibilités pour les étudiants de relecture du cours, d’accès aux documents bibliographiques, facilité pour l’enseignant d’évaluation des étudiants et possibilité d’interaction sur la plateforme ….)

Idée de sujet(s) de recherche fondamentale ou appliquée, utile(s) pour le présent programme :

Recherche-action sur la production et l’utilisation d’un module d’enseignement en ligne.

Pour en savoir plus

Cette recherche-action aura pour but de décrire et analyser les avantages, difficultés et inconvénients perçus par les enseignants-chercheurs et les étudiants à propos de la production collective de modules pédagogiques et l’utilisation par les enseignants des contenus de cours, outils pédagogiques et documents disponibles sur une plateforme numérique.
Elle comprendra quatre étapes :
1. Production collégiale du module d’enseignement dans de bonnes conditions (logistique = accès régulier à internet haut débit ; pré-requis = enseignants préalablement formés au numérique) ;
2. Utilisation du module par les enseignants et les étudiants dans une université, avec évaluation des contenus en ligne ;
3. Mise à jour de la plateforme tenant compte des évaluations des enseignants et des étudiants ;
4. Evaluation du dispositif par entretien auprès des étudiants et des enseignants, recommandations et améliorations ;
Le dispositif sera ainsi prêt à la généralisation (autour d’un thème et dans une discipline donnée) dans une université pilote, puis dans plusieurs universités de la sous-région. Il pourra ensuite être généralisé à tous les enseignements universitaires de la sous-région.


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