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La ferme urbaine du début des Haricots : un projet de formation au maraîchage biologique et de sensibilisation à l’agro-écologie au cœur de Bruxelles

Résumé : La Ferme urbaine du début des Haricots est un projet de formation agricole réservée à des jeunes non-diplômés, sans emploi pour y apprendre le métier de maraîcher biologique. C’est aussi un projet social, militant et ouvert à tous afin de sensibiliser à l’agro-écologie et à une alimentation saine. L’équipe fonctionne selon une hiérarchie horizontale en autogestion et sur la base du partage des compétences.

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Programme

  • Démarrage : 2010
  • Lieu de réalisation : Marïenborre – 1120 Neder Over Hembeek - Bruxelles
  • Budget : 150000 €
  • Origine et spécificités du financement : Ministère de l’emploi; Fonds propres : 24 000 euros

Organisme(s)

Site Internet

Localisation

Comité de lecture

  • Date de lecture de la fiche :  10/02/2017
Appréciation(s) du comité : A généraliser !
Solution(s) : Agriculture et alimentation Emploi Environnement
Pays :  Belgique
Envergure du programme :  Locale
Opérateur(s) :  Association, ONG
  • Bénéficiaires :  Chômeurs, Adolescents
  • Domaine(s) :  Éducation, Formation, Agriculture

Fiche collectée dans le cadre du programme RESOLIS « Alimentation responsable et durable » (2016)

Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0 ( http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/ )
Pour citer un texte publié par RESOLIS : Septier Roxane , « La ferme urbaine du début des Haricots : un projet de formation au maraîchage biologique et de sensibilisation à l’agro-écologie au cœur de Bruxelles », **Journal RESOLIS** (2017)

Origines et contexte du programme

La ferme urbaine fait partie de l’association sans but lucratif (ASBL) « Le débuts des haricots » qui est un projet visant à promouvoir l’agriculture urbaine, la sensibilisation à la paysannerie, le développement de potagers collectifs. La ferme urbaine répond plus spécifiquement à la demande de formation au maraîchage agroécologique et vise à accompagner l’installation de futurs maraîchers dans la périphérie bruxelloise, tout en étant un lieu d’accueil pour le grand public.

Objectifs du programme

- Former, spécifiquement des jeunes en difficulté sur le marché de l’emploi à l’agro-écologie, au maraîchage biologique mais également tout public intéressé par la démarche agro-écologique.
- Produire localement et distribuer les produits de la ferme à des GASAP (cousin belge de l’AMAP).
- Sensibiliser à l’importance d’un mode de production et d’une alimentation biologique, respectueuse de l’environnement et du travail paysan.

Actions mises en oeuvre

- Formation continue de jeunes en insertion (de 6 mois à 2 ans, avec un salaire en contrepartie) et formation ponctuelle de groupe/particuliers (10 jours de formations dans l’année)
- Organisation d’ateliers pour des groupes spécifiques ou des particuliers : découverte de la nature, visite de la ferme, cuisine (enfants et adultes).
- Vente de la production via le système GASAP (paniers) ou selon le principe de l’auto-cueillette.
- Expérimentations agricoles : travail du sol en traction animale, non-travail du sol, techniques de fertilisation, biodynamie, semences rustiques.
- Participation aux actions plus large du réseau des acteurs mobilisés autour de l’agriculture paysanne.

résultats et impacts, quantitatifs et qualitatifs, des actions mises en oeuvre

- Succès de la formation (une quinzaine de jeunes ont été formés en 6 ans) : changement important dans leur vie, acquisition de savoirs et savoir-faire multiples, d’une nouvelle vision de la société de consommation: regard plus critique, meilleure compréhension et mise en place de leur propre activité.
- Succès de la participation citoyenne : participation horizontale (utilisation d’outils de sociocratie et d’intelligence collective pour permettre l’autogestion) des formateurs/bénévoles/stagiaires.
- Enclave de biodiversité dans un milieu urbain et agricole pauvre en diversité.
- Ancrage local : voisins, enfants du quartier, associations de sensibilisation agricole et citoyenne.

Originalité du programme

- Inclusion au quotidien des jeunes formés, qui en plus sont payés.
- Horizontalité des décisions, expérimentations d’une démarche de citoyenneté active, d’une sociocratie
- Première ferme urbaine de Bruxelles.
- Travail en traction animale avec des ânes.

Partenariat(s) développé(s) dans le cadre du programme

- Local : acteurs sociaux, programme de cohésion sociale et associations du quartier, acteurs et associations Bruxelloises actives en éducation relative à l’environnement ou dans l’agriculture urbaine
- National : Réseau agro-écologie et paysannerie: plaidoyer, formation, événementiel (Ex : Agroecology in action) ; Système Participatif de Garantie (créer un label citoyen pour les fermes agro-écologiques)
- International : participation au forum de NYELENI (réunir les acteurs de la paysannerie dans le monde).

Retour d’expérience

Difficultés et/ou obstacles rencontrés durant la mise en oeuvre du programme :

- Accès à la terre : bail précaire (pour la ferme et pour ses jeunes formés), incertitudes des subventions.
- Organisation interne: communication (formateurs à mi-temps) et logistique (livraison en voiture pas idéale).
- Fonctionnement associatif : surcharge permanente et forte rotation du personnel pouvant générer des freins.
- Exposition aux aléas de l’agriculture occasionnant des fluctuations de récoltes.
- Un travail de sensibilisation supplémentaire, les consommateurs ne sont pas encore prêts à y mettre le prix.
- Quelques actes de vandalisme, qui ne posent pas encore de réels problèmes.

Solutions adoptées pour répondre aux difficultés et/ou obstacles :

- Renforcer la communication, le rapprochement local (visibilité avec les ânesses par exemple).
- Rapprochement de l’ABSL « Terre en vue » : association belge luttant pour l’accès à la terre des petits producteurs et la durabilité de leur implantation.

Améliorations futures possibles :

- Nouveaux projets : pédopsychiatrie (enfant de 6 à 12 ans) sur l’année pour 2017-2018
- Développer le volet animation et sensibilisation, développer les partenariats avec l’étranger.
- Capitaliser le savoir acquis pour répondre à la demande de formation des citadins.
- Poursuivre les expérimentations agricoles.

Présentation des facteurs de réussite et conseils pour une généralisation ou transposition du programme :

- Importance d’avoir du temps : revenu garanti pour les jeunes en formations
- Laisser le champ d’expression ouvert, système de gestion horizontal, transmission non-unilatérale.
- Importance de la communication, être accessible, disponible : réponse aux mails, contacts par téléphone
- S’assurer de la disponibilité du foncier dès le début et savoir se limiter, se discipliner.

Idée de sujet(s) de recherche fondamentale ou appliquée, utile(s) pour le présent programme :

- Recherche en agro-écologie/permaculture : technique (outils), enrichissement du sol, semences
- Distribution en ville, logistique, transport
- Sociocratie, organisation en groupe, et de communication, rapport homme/nature et place des animaux dans un système agricole.

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