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Genepi « écarte les barreaux de la prison »

Résumé : Le GENEPI est une association estudiantine qui souhaite favoriser le décloisonnement des institutions carcérales par la circulation des savoirs entre les personnes enfermées, ses bénévoles et la société civile par le biais d’activités organisées au sein des centres de détention, d’actions de sensibilisation et de formation pour recréer un lien entre la société et les personnes incarcérées.

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Programme

  • Démarrage : 1976
  • Lieu de réalisation : Lieux de privation de liberté & société civile
  • Budget : 800000 €
  • Origine et spécificités du financement : Une grande partie du financement provient de la Direction de l’Administration Pénitentiaire

Organisme(s)

Site Internet

Localisation

Comité de lecture

  • Date de lecture de la fiche :  05/01/2017
Appréciation(s) du comité : Innovant ! Source d’inspiration ! Résultats et impacts imprécis
Solution(s) : Culture, sport et loisirs Education Exclusion et isolement
Pays :  France, Île-de-France
Envergure du programme :  Nationale
Opérateur(s) :  Association, ONG
  • Bénéficiaires :  Universel, Détenus
  • Domaine(s) :  Éducation, Formation, Culture

Fiche collectée dans le cadre du programme RESOLIS « Pauvreté France » (Avignon)

Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0 ( http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/ )
Pour citer un texte publié par RESOLIS : Derail Chloé , « Genepi « écarte les barreaux de la prison » », **Journal RESOLIS** (2017)

Origines et contexte du programme

Dans les années 70, le monde carcéral français est agité par de nombreuses mutineries et révoltes de la part de prisonniers, qui s’élèvent contre les conditions de détentions souvent insoutenables dans les prisons françaises. C’est suite à ces évènements que M. Lionel Stoléru crée l’association GENEPI, qui a d’abord pour but de de sensibiliser les futurs employeurs et chefs d'entreprise à la réinsertion des personnes détenues. Peu à peu, les premiers étudiants bénévoles issus de grandes écoles deviennent des passeurs de murailles avec pour volonté de « collaborer à l'effort public en faveur de la réinsertion sociale des personnes incarcérées par le développement de contacts entre les étudiants de l'enseignement supérieur et le monde pénitentiaire ».

Objectifs du programme

Lutter en faveur du décloisonnement des institutions carcérales par la libre circulation des savoirs entre personnes incarcérées, bénévoles et public. (Objet social de l’Assemblée Générale de juin 2011)

Actions mises en oeuvre

- Interventions en milieu carcéral, organisées en concertation avec les personnes détenues : organisation d’ateliers socio-culturels et à thématiques scolaires. Le but de cette démarche et de créer un « moment » hors de la détention pour les personnes incarcérées
- Actions militantes en faveur du respect des droits des personnes détenues. Organisation d’évènements publics de sensibilisation tout au long de l’année.
- Formations et réflexions proposées aux bénévoles de l’association la connaissance acquise par l’expérience est mise en commun et formalisée au cours de rencontres nationales ou régionales, moments d’échange et de réflexion sur la ligne que l’association souhaite développer d’une année sur l’autre.

résultats et impacts, quantitatifs et qualitatifs, des actions mises en oeuvre

- La Journée Prison-Justice organisée par le Genepi est le plus gros colloque français autour de l’univers carcéral

Originalité du programme

GENEPI est la seule association composée majoritairement d’étudiants qui entrent en milieu carcéral.

Partenariat(s) développé(s) dans le cadre du programme

- Le Groupe National de Concertation Prison
- Le Collectif Liberté, Egalité, Justice
- L'Observatoire de l'Enfermement des Étrangers

Retour d’expérience

Difficultés et/ou obstacles rencontrés durant la mise en oeuvre du programme :

- Communication difficile avec l’administration pénitentiaire (annulation d’ateliers sans raisons précises, accusations de certains bénévoles concernant des pratiques illégales sans preuves tangibles, machisme quotidien de certains surveillants pénitenciers, etc.)
- Rapports entre anciens bénévoles et nouveaux bénévoles

Solutions adoptées pour répondre aux difficultés et/ou obstacles :

- Arrêt des interventions, réunions avec l’administration pour tenter de faire bouger les choses, faire remonter les difficultés rencontrées à la Direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) ou à la Direction de l'administration pénitentiaire du ministère de la Justice (DAP).
- Outils d’éducation populaire, formations, bienveillance

Améliorations futures possibles :

- Réussir à distiller des techniques d’éducation populaire dans nos les évènements de sensibilisation organisés
- Étendre les interventions dans des lieux qui posent moins de problèmes éthiques (ferme de Moyembrie, ferme de Lespinassière, des lieux de réinsertion pour d’anciens détenus…)

Présentation des facteurs de réussite et conseils pour une généralisation ou transposition du programme :

- Ne pas négliger les formations & les connaissances des “anciens” bénévoles
- Revendiquer les droits obtenus dans la convention entre la direction de l’administration pénitentiaire et le Genepi national
- Ne pas négliger la trésorerie et son côté politique

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