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Filtration de l’eau du fleuve Oubangi, Centrafrique

Résumé : L’UNESCO, en collaboration avec plusieurs organismes français et centrafricains, a mis au point un système de filtrage naturel et peu onéreux permettant de rendre l’eau du fleuve Oubangi apte à utilisation pour l’activité humaine.

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Programme

  • Démarrage : 2012
  • Lieu de réalisation : fleuve Oubangi, Centrafrique
  • Budget : 4000
  • Origine et spécificités du financement : Ambassade de France à Bangui, UNESCO
  • Télécharger l’annexe n°1

Organisme(s)

Site Internet

Comité de lecture

  • Date de lecture de la fiche :  04/08/2014 00:00
Solution(s) : Environnement
Pays :  République centrafricaine
Envergure du programme :  Locale
Opérateur(s) :  Académique, Institut de recherche
  • Bénéficiaires :  Universel
  • Domaine(s) :  Biens essentiels, Environnement

Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0 ( http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/ )
Pour citer un texte publié par RESOLIS : Foto Eric , « Filtration de l’eau du fleuve Oubangi, Centrafrique », **Journal RESOLIS** (2014)

Origines et contexte du programme

Disposer d’une source d’eau naturelle de bonne qualité, pour la consommation humaine, est devenu maintenant une préoccupation stratégique pour le monde entier. En Centrafrique notamment, les ressources en eaux potables sont quasi-inexistantes, car surexploitées ou souillées par une activité humaine intense.

Objectifs du programme

Développer un projet pilote de filtration peu onéreux permettant sans ajouts de réactifs d’obtenir une eau de qualité acceptable et utilisable en région tropicale (inspiré de l’installation construite par Eaux de Paris à Villemer en Seine et Marne).
Éliminer le maximum d’éléments pathogènes présents dans l’eau.

Actions mises en oeuvre

Construction d’une tranchée de 14 m de longueur et 1m de profondeur, tapissée de géotextile et géomembrane imperméable à la lumière et à l’air ambiant, tapissée de trois tranches successives de sable de composition différente, dans le but de filtrer naturellement l’eau.
4 piézomètres placés dans la tranchée pour étudier les caractéristiques de l’eau au fur et à mesure.
Analyses Physicochimiques et bactériologiques à l’aide de matériel (spectromètre, conductimètre, etc.)
Débit régulé par un flotteur dans le bassin d’alimentation

résultats et impacts, quantitatifs et qualitatifs, des actions mises en oeuvre

Décroissance régulière et significative des éléments rendant l’eau inapte à utilisation :
• la turbidité de l’eau, descendue à 1 NTU (le taux accepté pour la potabilité étant 2NTU)
• les matières en suspension (inférieurs à 5mg après 5 mois d’exploitation)
• le taux de fer
• les éléments pathogènes (presque totalement disparus)
L’eau produite est donc utilisable pour l’activité humaine.

Originalité du programme

Cette méthode de filtrage n’utilise pratiquement aucun produit chimique et est très peu onéreuse puisque basée sur différents types de sables et graviers.

Partenariat(s) développé(s) dans le cadre du programme

l’UNESCO, La Coopération Française (Ambassade de France à Bangui), Région Nord Pas-de-Calais, L’Agence de l’Eau du Nord Pas-de-Calais, M. J.M. Laya de la Société Eaux de Paris, Société PGI à Bailleul et M. Jérome Bocaert Entrepreneur en France qui a managé la construction du pilote.

Retour d’expérience

Difficultés et/ou obstacles rencontrés durant la mise en oeuvre du programme :

La teneur en carbone organique dissous est encore trop élevée pour une eau de consommation

Solutions adoptées pour répondre aux difficultés et/ou obstacles :

Après une très légère désinfection à l’eau de javel, l’eau peut être consommée.

Améliorations futures possibles :

- modéliser le pilote

Présentation des facteurs de réussite et conseils pour une généralisation ou transposition du programme :

Les facteurs de reussites sont : financement,disponibilité de la ressource

Pour en savoir plus

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