Logo Bon pour le climat

Bon pour le Climat : changer nos pratiques alimentaires en responsabilisant d'abord les restaurateurs

Résumé : Rassemblant des restaurateurs, des hôteliers et des consommateurs, "Bon pour le climat" vise, depuis 2014, à diffuser une nouvelle façon de cuisiner et de manger en préservant la planète. Cette alimentation responsable repose sur trois piliers : elle doit être végétale, locale et de saison.

Partager cette fiche

Programme

  • Démarrage : 2014
  • Lieu de réalisation : France et Maroc
  • Budget : N/C

Organisme(s)

Site Internet

Localisation

Comité de lecture

  • Date de lecture de la fiche :  10/02/2017
Appréciation(s) du comité : Innovant !
Solution(s) : Agriculture et alimentation Environnement Santé
Pays :  France, Île-de-France / Maroc
Envergure du programme :  Nationale, Internationale
Opérateur(s) :  Association, ONG
  • Bénéficiaires :  Universel, Professionnels
  • Domaine(s) :  Santé, Changement climatique, Alimentation

Fiche collectée dans le cadre du programme RESOLIS « Alimentation responsable et durable » (2016)

Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0 ( http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/ )
Pour citer un texte publié par RESOLIS : Fessard Jean-Luc , « Bon pour le Climat : changer nos pratiques alimentaires en responsabilisant d'abord les restaurateurs », **Journal RESOLIS** (2017)

Origines et contexte du programme

Partant du constat que 30% des émissions de gaz à effet de serre proviennent de l’alimentation, Jean-Luc Fessard, journaliste spécialiste du développement durable, se demande pourquoi le monde de l’hôtellerie-restauration s’intéresse si peu à un thème qui est pourtant au cœur des enjeux de la profession. Il fonde alors l’association Bon pour le climat, avec le soutien de François Pasteau, Chef de l’Epi Dupin, afin d’inciter les restaurateurs à proposer davantage de plats peu émetteurs de gaz à effet de serre.

Objectifs du programme

- Promouvoir une restauration et une hôtellerie bas carbone en accompagnant les professionnels du secteur vers la réalisation d’une cuisine responsable, basée sur des produits locaux, de saison et principalement végétaux. Pour obtenir l’appellation « bon pour le climat », un établissement s’engage à proposer à chaque repas au moins une entrée, un plat et un dessert répondant à ces trois critères, selon une charte validée par l’ADEME
- Convaincre les citoyens, à travers l’action des restaurateurs, des impacts de leurs choix alimentaires et changer les pratiques alimentaires du consommateur lambda afin de préserver la planète et son climat.

Actions mises en oeuvre

- Aide à la communication auprès des clients avec des stickers sur les cartes afin de mieux les sensibiliser
- Des outils en ligne d'aide à l’identification de produits peu émissifs, des idées de recettes peu coûteuses en GES (gaz à effet de serre), aide dans la recherche de fournisseurs locaux
- Mise à disposition d’un éco-calculateur* qui leur permet de saisir les ingrédients d’une recette et de calculer le poids carbone de leurs plats pour pouvoir ajuster leurs recettes
- Une carte interactive des restaurants labellisés pour un accès facilité auprès des clients.

* développé par ECO2 Initiative dans le cadre de son projet Etiquet’table, une application pour connaître les impacts de l’alimentation sur l’environnement et la santé

résultats et impacts, quantitatifs et qualitatifs, des actions mises en oeuvre

L’impulsion donnée par "Bon pour le climat" s’inscrit dans une dynamique générale de plus en plus porteuse :
- La revue Le chef a fait éditer les 100 meilleurs chefs au monde, parmi lesquels Alain Passard, qui figure en tête de liste. Celui-ci est connu pour être le chef qui incarne le mieux le travail des légumes en France
- Dans le cadre de l’édition 2017 du concours du Bocuse d’Or, prestigieuse compétition internationale qui se déroule tous les deux ans à Lyon, les vingt-quatre finalistes de l’édition 2017 devront réaliser une assiette 100 % végétale composée de fruits, légumes, céréales, graines ou légumineuses.

Originalité du programme

Plutôt que de chercher à sensibiliser directement le consommateur lambda, "Bon pour le climat" s’intéresse à un maillon inférieur de la chaîne, à savoir les restaurateurs et les hôteliers. C’est donc par la restructuration de l’offre qu’il est attendu que les consommateurs se portent vers des choix alimentaires plus durables. Ainsi, si l’association se tourne vers les professionnels de la restauration, elle s’adresse aussi aux consommateurs, qui ont également la possibilité d’y adhérer.

Partenariat(s) développé(s) dans le cadre du programme

Figurent parmi les partenaires de "Bon pour le climat" : l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), Synhorcat, le Groupe Barrière, eco2initiative, Réseau action climat, le Centre régional de valorisation et d’innovation agricole et alimentaire (Cervia), le Groupement national des indépendants de l’hôtellerie et de la restauration, Relais & Châteaux, ainsi que des partenaires communication, dont Restauration21, l’Association des journalistes de l’environnement (AJE), les Journalistes écrivains pour la nature et l’écologie (JNE), ou encore le Journal de l’Environnement.

Retour d’expérience

Difficultés et/ou obstacles rencontrés durant la mise en oeuvre du programme :

- La proposition d’un menu ou plat végétal dans les restaurants a posé problème dans les débuts, dans la mesure où tous les restaurateurs ne comprenaient pas ce que cela impliquait concrètement
- "Bon pour le climat" est une association de taille restreinte, ce qui rend le suivi particulièrement difficile, d’autant plus que les adhérents sont répartis dans toute la France et que certains acteurs sont engagés mais n’ont pas ancré la Charte mise en place dans leurs pratiques quotidiennes.

Solutions adoptées pour répondre aux difficultés et/ou obstacles :

- Formations à l’utilisation de l’éco-calculateur pour le rendre plus accessible aux restaurateurs, avec l'ajout d’éléments sur l’intérêt des protéines végétales ou de l’équilibre alimentaire
- Effort d’identification des acteurs les plus engagés et volonté de les mettre en valeur au travers de diverses stratégies de communication (articles, vidéos, etc.).

Améliorations futures possibles :

- Intervention dans les écoles hôtelières afin de former des chefs aptes à réaliser des plats bas carbone
- Élargissement du projet à la formation aux pratiques agricoles durables avec la permaculture
- Sensibilisation au végétal dans les écoles car le pouvoir des enfants, qui peuvent être des déclencheurs de changement de pratique alimentaire au sein de leur famille, ne doit pas être négligé.

Présentation des facteurs de réussite et conseils pour une généralisation ou transposition du programme :

Une transposition du programme est déjà très avancée au Maroc :
- Parmi les restaurants labellisés « bons pour le climat », un établissement se trouve à Marrakech, ce qui a permis de créer une association sœur au Maroc, initiée à l’occasion de la COP22 et dans le cadre de la célébration de la Journée Internationale de l'Alimentation
- Lancement en octobre 2016 de l’initiative « menu bon pour le climat » à Marrakech, en vue de réduire les impacts du secteur de la restauration sur le climat afin de sensibiliser les professionnels de l’art culinaire marocain à réduire leur impact sur le climat.

Pour en savoir plus

Une présentation synthétique du projet :
http://www.mypositiveimpact.org/Public/Files/project/bon_pour_le_climat_pre_sentation_restaurateurs_6a413a3d26.pdf

Le contenu de la charte signée par les restaurateurs qui s’engagent :
http://www.restauration21.fr/files/Charte%20BON%20POUR%20LE%20CLIMAT.pdf

Plus d'infos sur les réseaux sociaux:
https://twitter.com/bonpourleclimat?lang=fr


Partager cette fiche
Télécharger la fiche