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Association La Marmite pour l’accueil et l’insertion aux droits des migrants

Résumé : La Marmite agit depuis 2001 en Ile-de-France pour l’amélioration de la qualité de vie et l’accès aux soins et aux droits d’un public sans domicile fixe et essentiellement issu de l’immigration.

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Programme

  • Démarrage : 2001
  • Lieu de réalisation : Bondy (93)
  • Budget : 552000 €
  • Origine et spécificités du financement : Partenariats publics et privés

Organisme(s)

  • Association la Marmite
  • 18 Bis Avenue Léon Blum
  • 93140 Bondy
  • Salariés : 18
  • Bénévoles : N/C
Site Internet

Localisation

Comité de lecture

  • Date de lecture de la fiche :  01/09/2016
Appréciation(s) du comité : Source d’inspiration !
Solution(s) : Exclusion et isolement
Pays :  France, Île-de-France
Envergure du programme :  Locale
Opérateur(s) :  Association, ONG
  • Bénéficiaires :  Immigrés
  • Domaine(s) :  Biens essentiels, Droits fondamentaux, Éducation, Formation, Travail

Fiche collectée dans le cadre du programme RESOLIS « Pauvreté France » (2016)

Copyright: Licence Creative Commons Attribution 3.0 ( http://creativecommons.org/licenses/by/3.0/ )
Pour citer un texte publié par RESOLIS : Moïse Chrystelle , « Association La Marmite pour l’accueil et l’insertion aux droits des migrants », **Journal RESOLIS** (2016)

Origines et contexte du programme

L’association La Marmite a été créée en 2001 par un médecin infectiologue à Bondy, dans le but de réaliser des actions de prévention sur le SIDA auprès d’un public migrant au sein de l’hôpital Jean Verdier. Historiquement, l’action de La Marmite s’est donc construite autour de la médiation santé mais rapidement, les premiers bénévoles de l’association se sont rendus compte du niveau de précarité du public et ont structuré leur action à partir des besoins observés.

Objectifs du programme

Proposer un accueil aux migrants, ainsi qu’un accompagnement vers la réinsertion : santé, accès aux droits, insertion professionnelle…

Actions mises en oeuvre

- Accueil de jour : repas, vestiaire, buanderie, douche et accès libre à une ligne téléphonique et des ordinateurs. Les repas sont assurés par 6 salariés en insertion au sein d’un chantier d’insertion en restauration mis en place en 2013 par l’association. A l’accueil de jour, le jeudi est une journée réservée aux femmes, pour qu’elles s’y retrouvent sans mixité.
- Médiation santé (suivi individuel) à l’hôpital Jean Verdier et hors hospitalisation
- Ateliers collectifs de prévention santé
- Accompagnement social et administratif individualisé
- Ateliers Insertion professionnelle depuis 2010 (construction d’un CV, aide dans la recherche d’emploi, etc.)
- Atelier informatique et activités récréatives
- Ateliers d’accès à l’information et aux droits : logement, minimas sociaux, CMU.

résultats et impacts, quantitatifs et qualitatifs, des actions mises en oeuvre

- L’association chiffre à 1 500 personnes le nombre de personnes ayant été rencontrées au moins une fois. Elle estime que 60% des personnes suivies en 2015 n’était pas connues du personnel de l’association l’année précédente. Elle reçoit 80 personnes par jour, cinq jours par semaine.
- Le public reçu est composé à 50-50% d’hommes et de femmes.
- Les bénéficiaires sont à 80% sans domicile fixe, ne disposant d’aucunes ressources ou que de très faibles ressources.

Originalité du programme

La combinaison de l’accueil de jour et du suivi social personnalisé est une des recettes de succès de l’association, qui a ainsi su développer un accompagnement structuré et solide.

Partenariat(s) développé(s) dans le cadre du programme

PARTENARIATS PUBLICS
Région Ile-de-France, Département Seine-Saint-Denis, Ville de Bondy, Fonds Social Européen, ACSÉ, DRIHL.

PARTENARIATS PRIVES
Fondation SFR, Fondation Abbé Pierre, Fondation Vinci pour la Cité, Fondation Air Liquide, Fondation BNP, Aéroports de Paris.

Retour d’expérience

Difficultés et/ou obstacles rencontrés durant la mise en oeuvre du programme :

- L’association fait face à un problème récurrent pour trouver des financeurs. L’importance des frais de personnel pèse de plus en plus dans le budget de l’association, ce qui ne permet pas d’assurer un nombre de salariés permanents suffisant (le seul emploi non aidé est celui de la directrice), ce qui pose problème pour le développement de l’association et la création de nouveaux projets.
- Compte tenu des caractéristiques du public, le turnover des bénéficiaires est très important.

Solutions adoptées pour répondre aux difficultés et/ou obstacles :

N/C

Améliorations futures possibles :

- En matière de prévention santé, l’association a récemment renforcé son action sur la question du soutien à la parentalité, en particulier auprès des mères d’enfants en très bas âge et des femmes enceintes en situation de grande précarité.
- L’association envisage de créer un partenariat avec des structures travaillant dans le champ de l’alphabétisation pour permettre de proposer un accompagnement de cet ordre à ses bénéficiaires.
- La Marmite travaille également à un projet d’hébergement pour les femmes enceintes qu’elle accompagne. Ce projet sera mis en place sous réserve que les financements nécessaires soient réunis.

Présentation des facteurs de réussite et conseils pour une généralisation ou transposition du programme :

Le succès de l’association tient à ce qu’elle est bien connue sur son territoire d’implantation. Les trois quarts des bénéficiaires se rendent à l’association pour la première fois suite au bouche-à-oreilles, le reste des prescripteurs étant pour l’essentiel le personnel soignant ainsi que les travailleurs sociaux.

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